Partout au Québec, les promoteurs immobiliers détruisent des milieux humides à un rythme incroyable. En 21 ans de développement, 19% des milieux humides des basses-terres du Saint-Laurent ont été détruits, principalement avec l’approbation du gouvernement du Québec.

Le mois dernier, j’ai eu la chance de visiter un milieu humide situé dans la ville de Longueuil où vit une espèce de grenouilles qui est menacée d’extinction en raison de projets immobiliers. Selon le groupe environnemental local Ciel et terre, des canaux de drainage ont été creusés cet automne par une entreprise privée qui souhaite assécher la zone dans le but de la développer, et ce, sans l’autorisation du gouvernement.

A travers le Québec, des entreprises immobilières ont procédé à la destruction de plusieurs milieux humides à une vitesse faramineuse. 

Le travail a été fait de façon illégale mais l’amende imposée n’est que d’environ 3200 $ plus une ordonnance municipale pour restaurer les deux. À mon avis, drainer une zone humide habitée par une espèce en voie de disparition est un grave crime environnemental qui nécessite de lourdes sanctions. 

J’ai donc écrit une lettre au ministre de l’Environnement, M. Benoit Charrette, datée d’aujourd’hui, demandant une enquête sur l’ assèchement du milieu humide à Longueuil et la création d’une police de l’environnement qui pourrait agir plus rapidement dans ce type de dossier et faire respecter les lois et règlements.

À quelques kilomètres du site, l’un des meilleurs endroits pour observer les oiseaux se trouve à l’arrière d’un parc « industriel » appelé le « technoparc » de l’arrondissement de Saint-Laurent.  Malgré les appels de nombreux groupes environnementaux et du Parti vert, la Ville de Montréal, ainsi que les gouvernements du Québec et du Canada refusent de protéger ce pôle de biodiversité au cœur de l’île de Montréal. Je l’ai visité à plusieurs reprises pour appuyer sa protection, et je peux confirmer qu’il s’agit d’un endroit unique sur l’île de Montréal. La lutte continue!

Selon le gouvernement Legault, les zones humides ne sont qu’un obstacle au développement immobilier. La pratique actuelle consiste simplement à envoyer un projet de loi aux entreprises qui détruisent les milieux humides. Un article du journal Le Devoir révèle que le gouvernement a obtenu 47 millions de dollars pour la destruction des milieux humides au cours des dernières années.

À mon avis, les 47 millions de dollars représentent peu de revenus en échange de la destruction généralisée des milieux humides au profit d’intérêts immobiliers puissants et très lucratifs.

Si cette situation n’était pas déjà troublante, l’émission La Semaine Verte de Radio-Canada vient de révéler que le ministre de l’Environnement de la CAQ cherche à assouplir la loi sur les milieux humides afin de permettre plus de projets immobiliers !

Au Parti vert du Québec, nous continuerons de lutter pour la protection de l’environnement 

 

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