mardi, septembre 15, 2020

Aux membres et supporters du Parti Vert et à tous les Québecois,

Je m’appelle Alex Tyrrell. J’ai 32 ans et je suis un activiste pour l’environnement et la justice sociale basé à Montréal. Il y a un peu plus de six ans, j’ai été élu chef du Parti vert du Québec à l’âge de seulement 25 ans. J’ai été élue sur la base d’un programme audacieux qui consistait à repositionner le parti à gauche de l’axe politique tout en augmentant la participation des jeunes, des femmes et des minorités. Depuis mon élection à la tête du parti en 2013, j’ai acquis une grande expérience du mouvement vert en dirigeant notre parti lors de deux élections générales, en revitalisant le programme, en donnant des centaines d’entrevues aux médias et en articulant la vision audacieuse de notre parti pour l’avenir sur une base quotidienne.

Je me présente pour un nouveau mandat à la chefferie car j’ai envie de continuer a me battre pour l’environment, la justice sociale et les valeurs du parti à l’intérieur de l’arène politique Québécoise.

Je m’implique en politique parce que je veux voir des changements rapides au Québec. Je veux bâtir un Québec qui respecte l’environnement et qui défend la justice sociale et les droits de la personne.. Un Québec qui s’efforce de défaire les effets dévastateurs du colonialisme sur les peuples autochtones. Un Québec qui est un chef de file dans la lutte contre la crise climatique, les inégalités structurelles et la réduction de la pauvreté.

Lors des élections provinciales de 2018, j’ai réussi à recruter et à gérer une équipe de 97 candidats. Nous avons écrit une page d’histoire en ayant la plus jeune équipe de candidats verts de l’histoire du Canada. Leur moyenne d’âge était de 34 ans. Nous avons également été que le deuxième Parti Vert au Canada à présenter une équipe de candidats composée d’une majorité de femmes, soit 58 %. Ensemble nous avons lutté avec acharnement contre le racisme, l’islamophobie et la discrimination et, en cours de route, nous avons réussi à inspirer les jeunes, les femmes et les minorités non seulement à se présenter comme candidats Verts, mais aussi à assumer des rôles importants au sein de l’organisation par la suite.

Je met de l’avant mon nom pour devenir le prochain chef du Parti Vert du Canada parce que je crois que pour demeurer pertinent dans le contexte politique du nouveau mouvement mondial pour le climat dirigé par les jeunes, que les Verts fédéraux auraient tout avantage à suivre notre exemple au Québec en adoptant une plate-forme écosocialiste, en diversifiant l’équipe et en améliorant la représentation des femmes, des jeunes et des minorités – en plus d’élire un jeune chef bilingue et expérimenté. Ensemble, nous avons construit et livré une vision progressiste avec des politiques claires sur tous les enjeux. Nous avons adopté cette approche parce que nous savons que pour former le premier gouvernement du Parti Vert, nous devrons faire preuve de transparence et clarté dans nos positions sur les questions d’intérêt public.

Bien que certains candidats dans cette course critiqueront mon approche et ma vision du parti sur la base que les Verts devraient rester le parti d’un seul enjeu tout en mettant de côté les autres enjeux, la réalité est que si nous voulons former un gouvernement du Parti Vert, nous devrons avoir des politiques sur tous les enjeux. Nous ne pouvons pas dire aux femmes, aux minorités, aux communautés marginalisées et aux activistes que leurs enjeux devront attendre pendant que nous nous occupons de la crise climatique. Toutes ces luttes doivent avancer ensemble en harmonie. C’est ainsi que nous ferons du Parti Vert du Canada une force politique majeure dans ce pays ; en proposant des politiques audacieuses, en augmentant la diversité et en étant clairs quant à notre position sur des questions clés telles que l’avortement, le capitalisme et l’environnement.

Pourquoi moi ?

Je pense que je serais un bon choix pour la direction du Parti vert du Canada parce que j’ai fait mes preuves en matière de politique progressiste. J’ai toujours été un ardent défenseur de l’environnement, de la justice sociale, des droits des autochtones et du pacifisme. Je suis une féministe. Je m’oppose passionnément au racisme et je veux faire du Canada une société plus durable et plus progressiste. À 31 ans, avec plus de 6 ans d’expérience à la direction du Parti Vert et avec une feuille de route remplie de succès, je pense que je serais la candidate idéale pour diriger notre parti lors des prochaines élections et par la suite.

Je crois aussi qu’il est d’une importance capitale d’avoir un chef qui parle couramment les deux langues officielles et qui sera en mesure de combler le fossé entre les diverses communautés qui composent le Canada. Nous devons bâtir un Canada inclusif dans lequel notre passion pour la protection de l’environnement et la justice sociale inclut toute la population.

Je suis né et j’ai grandi dans une famille de classe moyenne, mais j’ai toujours été un travailleur acharné. J’ai commencé à travailler dans les cuisines à l’âge de 13 ans pour ensuite travailler dans les stations-service, les garages de mécaniciens et les épiceries. J’ai commencé à expérimenter la vente en ligne à l’adolescence. Au début de la vingtaine, j’ai travaillé dans la production cinématographique, tant dans le département artistique que dans celui des effets spéciaux, et j’ai lancé une entreprise en ligne de vente de pièces mécaniques recyclées qui est toujours en activité. Je ne suis cependant pas une personne riche car j’ai toujours été beaucoup plus passionnée par l’activisme et l’environnement. Pendant les cinq premières années où j’ai dirigé le Parti Vert du Québec, mon salaire était en moyenne de 157 $ par semaine. J’ai vécu avec des colocataires dans des logements abordables, j’ai réduit mes dépenses au maximum et j’ai travaillé avec mes mains les soirs et les fins de semaine, en recyclant des pièces et en les vendant en ligne pour compléter mon revenu. Avec le recul, il est difficile de comprendre comment j’ai fait fonctionner tout cela, mais j’ai réussi à gérer une petite entreprise, à diriger les Verts du Québec et à obtenir un diplôme universitaire en sciences de l’environnement tout en même temps. Je suis habitué à travailler de longues heures, à faire des sacrifices et je suis passionné par l’environnement, la justice sociale et mon travail au sein des Verts du Québec.

J’ai toujours privilégié l’activisme à la richesse ou au gain personnel.

Une expertise démontrée en matière de leadership progressiste et de politiques inclusives

Tout au long de ma carrière politique, je me suis efforcé d’unir les gens autour d’idées progressistes et de changements audacieux. Cela comprend le fait d’être une voix franche contre le racisme, l’inégalité systémique, la discrimination et la politique identitaire de droite.

La même année où j’ai été élu chef des Verts du Québec, notre province a été plongée dans un débat sur les questions de discrimination à l’égard des minorités religieuses en milieu de travail. Le gouvernement voulait essentiellement légaliser la discrimination à l’emploi dans le secteur public. À une époque où certains membres du Parti vert voulaient faire des compromis sur cette question, j’ai tenu tête. Mon point de vue était simple : je ne donnerais pas un micro du Parti Vert à des candidats qui utiliseraient la tribune pour défendre des politiques discriminatoires. J’ai imposé une ligne de parti sur la question et j’ai refusé de présenter des candidats qui appuyaient la discrimination. Bien que cela ait constitué une rupture avec la tradition au sein du mouvement vert canadien, c’était nécessaire et cela nous a permis de bâtir un parti plus inclusif dans lequel la représentation des minorités a augmenté de façon drastique. Au fil des ans, j’ai entendu de nombreuses personnes au sein du Parti vert du Canada commenter le manque de diversité du parti, mais il y a eu peu de volonté de changer les positions du parti sur les questions clés qui touchent la vie des groupes minoritaires. Ce n’est pas seulement une question de sensibilisation, nous devons nous assurer que le Parti vert présente un programme qui aborde les problèmes auxquels les groupes minoritaires sont confrontés.

Travailler au-delà des lignes partizans pour une réforme du mode de scrutin proportionnelle

Sous ma direction, le Parti vert du Québec a ouvert un dialogue avec les autres partis d’opposition qui étaient en faveur de la représentation proportionnelle. Notre objectif était de bâtir un consensus non seulement sur la nécessité d’instaurer la représentation proportionnelle, mais aussi de s’entendre sur autant de détails que possible sur ce à quoi ressemblerait le nouveau système.

En 2014, nous avons tenu notre première conférence de presse conjointe à l’Assemblée nationale avec les dirigeants de Québec Solidaire et d’Option Nationale. Après de longues séances de négociation, le Parti Québécois et la Coalition Avenir Québec se sont joints à notre groupe et ensemble nous avons signé notre première entente pour travailler ensemble avant l’élection de 2018 afin de bâtir un consensus. Ensemble, nous avons parcouru la province pour rencontrer les citoyens, échanger des idées et prendre des notes.

Au début de 2018, j’ai eu l’honneur de signer un engagement officiel avec l’actuel premier ministre François Legault ainsi qu’avec les chefs du Parti Québécois et de Québec Solidaire, dans lequel nous avons tous convenu de mettre en œuvre la représentation proportionnelle si l’un de nos partis remportait les élections de 2018. Depuis, François Legault a été assermenté comme premier ministre et a déposé un projet de loi de réforme électorale !

Bien que le projet de loi proposé ne respecte pas l’entente que j’ai signée avec le premier ministre, je suis très heureux d’avoir contribué à faire avancer la cause de la représentation proportionnelle au Québec. J’espère que le projet de loi sera modifié pour mieux refléter notre entente. Peut-être que les prochaines élections au Québec seront sous un système proportionnel ! Si ce n’est pas le cas, il faudra continuer la lutte.

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Prendre la parole contre l’extractivisme

Tout au long de ma carrière politique, je me suis toujours prononcé contre l’extractivisme. Qu’est-ce que l’extractivisme ? C’est lorsque les gouvernements adoptent des stratégies de croissance économique basées sur l’extraction massive, incontrôlée et non réglementée des ressources naturelles. Je crois que nous devons faire la transition vers une économie et des habitudes de consommation plus durables. Nous ne pouvons tout simplement pas continuer à extraire et à consommer au rythme où nous le faisons. Nous devons vivre dans les limites de nos écosystèmes et de la planète.

En tant que militant et chef d’un Parti vert, je me suis prononcée contre les projets miniers, la déforestation, les sables bitumineux de l’Alberta, la fracturation, l’exportation d’eau en vrac, la surconsommation et d’autres projets destructifs.

Soutenir les droits des peuples autochtones 

Le Canada est un État colonial. Nous avons des problèmes majeurs de racisme flagrant et systémique envers les peuples autochtones de ce pays. En tant que Canadiens, nous devons assumer la responsabilité collective des méfaits historiques et actuels du gouvernement canadien. Pendant beaucoup trop longtemps, ce pays a marginalisé et discriminé les peuples autochtones. Nous avons mené un génocide culturel qui a consisté à arracher des enfants à leurs familles, à leur imposer notre culture et notre langue et à brutaliser ceux qui ne s’y conformaient pas. Aujourd’hui, de nombreuses Premières nations vivent dans une pauvreté extrême sans même jouir des droits humains les plus fondamentaux comme l’accès à l’eau potable, à l’éducation et aux soins de santé. Les cas de femmes autochtones disparues et assassinées ne font souvant pas l’objet d’une enquête de la part de nos forces policières. L’enquête de la MMIW a qualifié cette situation de génocide et elle se poursuit. Nous devons, en tant que Canadiens, faire tout ce que nous pouvons pour mettre fin à cette oppression systémique.

Avant de me présenter à la direction des Verts du Québec, je suis devenu un bon ami de Raymond Robinson, un aîné autochtone de la nation Pimicikamak (Cris) du nord du Manitoba. Il est surtout connu pour sa grève de la faim de 43 jours avec Theresa Spence à Ottawa pendant le mouvement Idle No More. Au début de 2013, Raymond a entamé une deuxième grève de la faim sans liquide en raison du manque d’action de Harper après le sommet du mouvement Idle No More. Pendant cette deuxième grève de la faim, il m’a confié la responsabilité de ses communications. C’était beaucoup de pression, mais nous avons réussi à obtenir des rencontres avec le ministre fédéral des Affaires autochtones, le chef de l’Assemblée des Premières Nations et de nombreux politiciens fédéraux. Le sixième jour de la grève de la faim, nous avions organisé des vigiles dans 30 villes différentes. Raymond a terminé sa grève de la faim ce soir-là et nous sommes devenus des amis et des alliés depuis. En 2013, je me suis rendu avec Raymond au Nouveau-Brunswick où nous avons participé à des manifestations contre la fracturation hydraulique menées par le Miꞌkmaq de la Première nation d’Elsipogtog. En 2019, nous avons parcouru le pays ensemble en visitant les sables bitumineux, les camps anti-pipeline de Wet’suwet’en, ainsi que la communauté arctique de Tuktoyaktuk pour observer de première main les répercussions des changements climatiques dans l’Arctique de l’Ouest canadien.

Sous ma direction, le Parti vert du Québec a mis de l’avant un programme audacieux pour les droits des Autochtones, notamment en reconnaissant le droit à l’autodétermination, en luttant contre le racisme systémique et en proposant de donner aux Premières nations des sièges et le droit de vote au sein de notre assemblée législative.

Faire campagne avec les verts de partout au Canada

Pendant mon mandat de chef du Parti Vert du Québec, j’ai eu le privilège de rencontrer et de travailler avec des Verts de partout au pays et dans diverses circonstances politiques. J’ai également été invité à faire des présentations aux Verts de l’État de New York et du Maine lors de leurs congrès respectifs.

En 2019, je me suis rendu à l’Île-du-Prince-Édouard pour aider à l’élection de ce qui est presque devenu le premier gouvernement vert au Canada. Ce voyage m’a ouvert les yeux sur le grand potentiel de notre mouvement dans tout le pays. Bien que les habitudes de vote de nombreuses personnes soient profondément ancrées, il y a de temps à autre un changement collectif vers une option plus progressiste. Le Parti vert de l’Î.-P.-É. est maintenant l’opposition officielle sur l’île et il a inspiré les Verts de partout au Canada, y compris moi-même, à renforcer nos efforts, à être persévérants et à ne jamais abandonner l’espoir qu’une percée pourrait être à portée de main.

J’ai également fait campagne aux élections de 2019 au Manitoba pour le candidat Dave Nickarz et le chef du parti James Beddome. Lors de cette élection, Dave a obtenu un pourcentage incroyable de 35 % des voix, mais il a terminé en deuxième place. C’était une lutte acharnée qui a mobilisé plus de 130 bénévoles locaux dans le district de Wolseley. Même si nous n’avons pas réalisé la percée que nous espérions, ce fut une expérience d’apprentissage formidable de voir comment les choses se font au Manitoba et je suis très confiant que les Verts du Manitoba feront une percée lors de leur prochaine élection.

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